Stress Management

Une prise de pression moderne ou une régression ?


Dans un monde où l’agitation de la vie quotidienne étouffe souvent nos voix intérieures, une pratique apparemment ancienne fait son grand retour. La thérapie par le cri est un concept popularisé par le psychothérapeute américain Arthur Janov dans les années 1970 et connaît actuellement un renouveau. Cette méthode consistant à encourager l’expression d’émotions refoulées afin d’obtenir une libération émotionnelle est revenue aux yeux du public, bien qu’avec des rebondissements modernes tels que les cris collectifs, les lancers de haches et les « salles de rage ». Mais à mesure que cette pratique gagne en popularité, elle soulève la question suivante : la thérapie par le cri est-elle un moyen légitime de soulager le stress, ou fait-elle plus de mal que de bien ?

La science et le scepticisme de la thérapie par le cri

La thérapie par le cri, ou thérapie primale comme l’appelle Yanov, estime que le cri libère la réaction de fuite ou de combat, procurant un soulagement à court terme grâce à la libération de substances chimiques cérébrales comme la dopamine et la noradrénaline. Des célébrités comme John Lennon ont vanté ses bienfaits, affirmant qu’elle peut conduire à une profonde libération émotionnelle. Cependant, cette approche n’a pas été sans critiques. On s’inquiète d’éventuels dommages aux cordes vocales, d’une augmentation du pouls et de la tension artérielle, ainsi que de la promotion de la violence physique comme mécanisme pour faire face à la colère. De plus, en l’absence de preuves solides démontrant ses bienfaits à long terme, de nombreux professionnels recommandent des mécanismes d’adaptation plus traditionnels, tels que l’exercice, la méditation et le maintien de liens sociaux, comme options plus saines.

expressions et préoccupations modernes

Malgré le scepticisme, les formes modernes de thérapie par le cri se sont étendues au-delà du cabinet du thérapeute pour inclure des séances de cri en groupe et des activités conçues pour évacuer les frustrations, par ex. “chambre en colère” Les participants détruisent des objets pour libérer leur colère. Bien que ces activités fournissent un exutoire temporaire au stress, elles soulèvent également des questions quant à leur efficacité à gérer de manière constructive les problèmes de colère. Le potentiel de violence physique comme moyen de faire face à la colère est un sujet de préoccupation, ce qui suggère que ces activités peuvent être contre-productives pour ceux qui ont du mal à contrôler leur colère.

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Rechercher des alternatives plus saines

La résurgence de la thérapie par le cri met en évidence le besoin plus large de la société de stratégies efficaces de gestion du stress et de la colère. Bien que l’attrait d’une libération émotionnelle rapide soit compréhensible, l’importance de s’attaquer aux causes profondes de la colère et du stress ne peut être surestimée. Les professionnels soulignent la nécessité de comprendre et de traiter la détresse émotionnelle de manière constructive, en recommandant des mécanismes d’adaptation traditionnels et les conseils de professionnels qualifiés pour les personnes confrontées à des troubles de l’humeur ou à des problèmes de gestion de la colère. Compte tenu des inconvénients potentiels de la thérapie par le cri, les thérapies alternatives telles que le programme Resilience with Social Emotional Training (ReSET) et la Somatic Release Method offrent des moyens prometteurs de gérer le stress et l’anxiété en se concentrant sur le traitement émotionnel, les relations sociales et les processus naturels du corps.

Dans la recherche de la santé émotionnelle, l’attrait de la thérapie par le cri en tant que solution miracle est compréhensible. Cependant, alors que nous sommes confrontés aux complexités de la vie moderne, trouver des moyens durables et sains de gérer le stress et la colère reste un défi de taille. Le cheminement vers la résilience émotionnelle varie d’une personne à l’autre, mais une chose est claire : les cris du passé ne sont peut-être pas les réponses dont nous avons besoin à l’avenir.





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